Entre le moment où l'on se dit « je vais m'y mettre » et celui où l'on pousse effectivement la porte du club, il s'écoule souvent des mois. Parfois des années. Ce qui bloque n'est presque jamais le tarif ni les horaires : c'est l'appréhension de la première fois.
Quatre phrases reviennent à l'accueil, presque mot pour mot. Elles méritent une réponse franche.
« Je ne suis pas assez en forme »
Crainte numéro un, et celle qui a le moins de fondement. Un cours de sport de combat n'est pas un test d'entrée : l'échauffement se fait à votre rythme, et personne ne compte vos pompes.
La condition physique est une conséquence de la pratique, pas un prérequis. Attendre d'être en forme pour commencer, c'est prendre le problème à l'envers.

« Je vais me faire ridiculiser »
Tout le monde dans la salle est passé par là, ceintures noires comprises. Un débutant qui se trompe de côté ou qui ne comprend pas une consigne, c'est le quotidien d'un club, pas un événement.
Ce qui compte dans une salle, ce n'est jamais l'adresse du premier jour : c'est l'envie de comprendre. La maladresse, elle, passe inaperçue au bout de dix minutes.

« Je vais me blesser »
Le risque existe, comme dans tout sport, mais il est mal évalué. Un débutant est mis avec un partenaire expérimenté, précisément parce qu'un gradé sait s'adapter au niveau d'en face. Les accrochages surviennent bien plus souvent entre deux débutants qui forcent qu'entre un débutant et un confirmé.
Sur un cours d'essai, vous ne ferez de toute façon pas d'opposition libre : vous répéterez des mouvements à deux, à vitesse lente et sans résistance.


« Je ne connais personne »
C'est le cas de tous ceux qui arrivent. La particularité des sports de préhension, c'est qu'on ne peut pas s'entraîner seul : vous serez en binôme dès les dix premières minutes, et vous changerez de partenaire trois ou quatre fois dans l'heure. Rester anonyme dans ces conditions est à peu près impossible.

Le déroulé concret d'une séance d'essai
- Arrivez dix minutes en avance : le temps de vous présenter au coach, de vous changer et de repérer les lieux.
- Dites que c'est votre premier cours. Le coach adaptera la séance et choisira votre partenaire.
- Suivez l'échauffement à votre rythme. Personne ne vous chronomètre.
- Répétez la technique du jour à deux, sans opposition.
- Regardez le sparring si vous ne le sentez pas. C'est parfaitement admis, et souvent plus instructif qu'un round subi à l'aveugle.

Ce qu'il faut apporter
Un short sans poche ni fermeture éclair, un t-shirt près du corps, une bouteille d'eau et des claquettes pour circuler hors du tatami. Le matériel n'est pas fourni pour le cours d'essai. Ongles des mains et des pieds coupés courts : c'est la seule règle vraiment stricte.

Où essayer à Rennes
Au Rennes Combat Association, le cours d'essai est gratuit et ne demande aucune réservation : vous choisissez un créneau qui vous arrange sur le planning et vous vous présentez. Seuls les créneaux Sparring et Accès libre ne sont pas ouverts aux essais.
Le club se trouve au 35 rue du Manoir de Servigné, à Rennes, et propose du JJB, du grappling, du MMA et de la boxe thaï du lundi au dimanche, le midi comme le soir, sur 300 m² de tatamis répartis en deux salles.